Tesla fais voler sa voiture pendant que la France reste au sol en 2ch électrique
Pendant que Musk fait voler son Roadster, la France ressuscite une Deudeuche électrique à 200 km d'autonomie… et Macron pose dedans...
Pendant que Elon Musk, au Texas, fait décoller un prototype de Tesla Roadster grâce à des propulseurs à gaz froid issus de SpaceX (600 litres d’air comprimé, 10 buses, succion de 2 G sous le plancher pour coller à un plafond, 0-100 km/h en moins d’une seconde, flips et atterrissages contrôlés), la France célèbre le grand retour de la Citroën 2CV en version électrique. Concept présenté au Mondial de Paris 2026, production visée fin 2028, prix cible autour de 15 000 €, poids d’une tonne, et une autonomie estimée à un peu plus de 200 km WLTP selon L’Argus et d’autres sources. Macron s’est installé au volant pour la photo, tout sourire.
Le contraste est presque trop beau pour être vrai. D’un côté, une voiture de stunt qui saute par-dessus un Semi, un Cybertruck et le reste de la gamme Tesla en faisant un « kickflip » aérien (version Rocket invite-only, pas homologuée route, production 2028). De l’autre, une citadine néo-rétro qui recycle l’esprit « panier d’œufs » de 1948, avec un toit en toile, des rangements moulés pour les œufs, un klaxon d’époque et une batterie modeste pour rester sous la tonne. L’innovation française version 2026, c’est essentiellement : « On reprend le dessin d’il y a 80 ans, on met une petite batterie chinoise (via Leapmotor/Stellantis), on fabrique en Italie et on appelle ça la démocratisation de la mobilité électrique. »
Ce n’est pas de la rétrogradation, c’est de la rétro-nostalgie industrielle. Pendant que SpaceX/Tesla pousse les limites physiques avec des thrusters et des ventilateurs d’aspiration, Citroën promet une voiture qui « parle au portefeuille, au cerveau et au cœur » en restant volontairement limitée. L’autonomie « calibrée pour les trajets quotidiens » (une trentaine de kilomètres par jour pour un Français moyen, dixit le patron de la marque) est présentée comme un choix rationnel. Dans la réalité, c’est surtout le choix de ne pas se battre sur la densité énergétique, la puissance ou la performance. On préfère le symbole : une Deudeuche orange qui fait sourire au salon, plutôt qu’une voiture qui fait peur sur piste ou dans les airs.
Macron au volant du concept, c’est le symbole parfait. Pas un essai routier, juste une photo. Pendant que Musk dit « well, it worked » après un flip aérien, le président français s’extasie devant un prototype qui préfigure un modèle d’entrée de gamme fabriqué ailleurs. L’Europe parle de normes E-Car pour alléger les contraintes et baisser les prix ; les États-Unis (via SpaceX) balancent de l’air comprimé sous pression pour faire décoller une voiture. L’un cherche à réglementer le petit, l’autre cherche à repousser le possible.
Bien sûr, le Roadster volant reste un show (pas pour monsieur Tout-le-monde, pas pour la route, production incertaine). Mais le niveau d’ambition est radicalement différent. La France, via Citroën/Stellantis, joue la carte du « petit, simple, pas cher, nostalgique ». C’est légitime commercialement. Ce n’est pas de l’innovation de rupture. C’est de la gestion de l’existant, avec un vernis électrique et un sourire présidentiel.
Les vaches, elles, n’ont pas encore vu la version française voler. Heureusement.
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